METHADONE 2/ CHANT D'AMOUR POUR UN DEMON

Publié le par valérie

 
 
 
O méthadone ! comme un amant
Toi seule tu sais me consoler
Du mal , le mal ,que tu me fais .
ta chimie  déploit sur moi ses ailes plombées
Ce matin encore tu me cajoles
me garde au chaud  dans une étreinte forcenée
Pourpre , tel le sang que tu me suces
ambre surtout , quand je ferme les yeux
Sous le coup du plaisir artificiel,
tournoie mon âme d'infidelle
fleurs de chimère
serrent mon esprit
tandis
 Qu'un baiser sibyllin
Baillone la substance
Me délivre des souffrances .
diabolique comcubine
jusqu'à la racine
jusqu'à la racine ,
 
dans  ces quelques gouttes
se perdent mes doutes
et la nécessité des joutes .
 
Courent sur ma tempe
Musique murmure
Mosaïque pastel
En ta possession 
mes passions 
Invasion de  tout mon territoire
Soumise à la volupté
Qui brûle en toi
des milliers de sphères
sillonnent le  caillou
Jeté dans l’océan de moi .
Sa majesté vicieuse
Ô méthadone mon héroïne
Comme il fait chaud dans vos bras
Moi, sans ton poison dans mes veines
Je crève de toi, sans toi, et je me meurs de froid
Ce feu de glace   que tu offres aux  dépossédés
Que tu tiens dans tes serres avec une haine
Que jamais humain n’aurait su, loin de toi .
Ö vénérable souveraine des abyss
de l'enfer des hommes
toute la somme
est là.
Les spasmes et les hurlements de mon corps
Souillé par les extases diaboliques de ton flux. 

Et qu’à l’aube de ma vie mon dégoût t’a choisie
Héroine tu m’as lavée , tu m’as permis d’oublier
Ce hideux massacre que j’avais confondu
Avec la vie toute en entier
moi qui n’ étais qu’ en chantier .
C’est toi qui as fait de mon rêve
Un néant
Toi qui a fait de mes amours
Un océan
de drames
Toi qui a fait de ma beauté
Une breloque inutile
Et c’est moi  qui aies dit ok !
Héroïne !
go whith
Des promesses empourprées que tu m’as tenues
Je garde ces cernes
Qui durcissent
L’étincelle
Que tu as laissé
A mon regard
Des lunes que J’allais chercher avec toi
Cet air de ne plus être là 

 Voluptueuse et complaisante
Aiguisée entre mes tempes 
cette angoisse dont je ne souffrais plus
Est devenue mon angoisse de toi .
Toi perfide, par toi que vivre qui m’était difficile
Est devenu une allégorie de l’impossible
Il est vrai que je n’ai jamais eu de goût pour ce monde là
Mais en moi grimpe l’amour, et l’amour est là.

Vrai que Ton sortilège est plus puissant
Et sans cette force que tu distilles, je me vois hurlant et rampant
Entre les flammes de ton enfer 
elle est somptueuse la race humaine !
Et même plombée d’ignorance, cupide ou vaine ,
Maintenant je sais combien je l’aime .
Combien je l’aime
et que cet amour impossible
est fils de la nuit
enfant d'aurore
mais pas un jour pour cet amour
  cesserai -je  de t’aimer, toi? jusqu’à ce que se dévissent
Les rouages de ton piège à lices
.Car s’offrent à moi d’autres délices
Aussi purs et brillants
que ton charme est malveillant.
 Aussi je vais cesser de t'aimer
  si pour cela j'attendais
  que l'homme vaille  mieux que toi .
devrais-je devenir meilleure moi,
avant tout et malgrés toi

undefined


je créve chaque jour au lever du soleil
tréve de mon rêve s'enfuit
et au monde suis livrée
du fond des jours sourds muets
je m'asséche éssouflée
et tapie dans l'absence
chrorégraphier les danses
que je n' veux pas danser


la sérénade par Ernst Fursnt
 
Publicité

Publié dans IMPUDIQUE: poémes

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article