CYRIL COLLARD // LA-BAS // ce que dure l'exception //

Publié le par valérie

                                                                                                                                                                

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  "...Et moi l'ange sauvage

Je m'avance dans la fumée d'un quai désert,

Je découvre des carcasses de métal

Et des manèges abandonnés,

Pont d'un cargo,

Grand nord, mers de glace

L'ange sauvage devient ange déchu

et termine simple mortel au coin d'un bar."

extrait de "l'ange sauvage"



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"la-bas" 
****Là Bas****paroles***
Là-bas dans la ville
Quelqu'un cherche ta trace
Là-bas dans une île
Quelqu'un se couvre de strass
Tu sais c'est si dur
D'apprivoiser I'éphémère
Tu sais que c'est dur
De croire à quelque chose
Là-bas sous la pluie
Quelqu'un danse avec moi
Là-bas dans la nuit
Quelqu'un s'endort avec moi
Là-bas dans un train
Quelqu'un caresse mes mains
Là-bas dans un port
Quelqu'un me murmure encore
Tu sais c'est si dur
D'apprivoiser l'éphémère
Tu sais que c'est dur
De croire à l'Eternel
Là-bas sur les flots
Quelqu'un s'épuise pour moi
Là-bas sous l'assaut
Quelqu'un se blesse pour moi
Là-bas sur la grève
Quelqu'un s'élance avec moi
Là-bas dans mon rêve
Quelqu'un s'envole avec moi
Là-bas dans les dunes
Quelqu'un se brûle avec moi
Là-bas sous la lune
Quelqu'un se moque de moi
Tu sais…
[Paroles : Corine Blue, Cyril Collard - Musique : Cyril Collard]

 

  CONDAMNE AMOUR : c'est le titre d'un de ses livres ,  je n'aurais trouvé plus terriblement beau , qualificatif .  Aprés avoir enflammé nos âmes et touché  nos coeurs  , cyril collard est mort du sida  à paris .  en 1993  il  s'éteint , il a 35 ans ; la flamme qui la connsummé brûle encore ... et meurt chaque jour aussi. Il était de ses êtres "impossibles"dans la vie ,et grandioses à la mémoire des hommes ; un artiste en somme ...

 



Autre extrait de son livre "l'ange sauvage"

    "Et puis moi. L'ange sauvage,          

Serrant le corps d'une gazelle brûlante,

J'attends de la colère des Dieux

Ou de la beauté des diables

Qu'elles envahissent mon monde mourant,

Qu'elles extirpent la pourriture

Des pores de ma peau sirupeuse

Et la jettent en pâture

Aux chiens du port,

Leur poil comme un duvet de misère

Caressé par les mains rugueuses

Des marins pressés par le temps.





dans le regard de cyril collard, la profondeur , la brûlure et la flamme des condamnés , dévorés d'amour , cette douceur de ceux qui ont vécu le pire et y ont survécu  , et qui aiment encore
et que toutes façons ça ne sert à rien , car les plus beaux jours de notre vie se sauvent là ou vont les rêves d'enfance et les mots perdus des jours ou l'on croyait que tout est possible


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Publié dans Melancolia

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