POEME / APRES LA NUIT/ GAINSBOURG //DEPRESSION AU DESSUS DU JARDIN

Publié le par valérie

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c'est court , massacré , magnifique de
désespoir senti et" foutu ...
en l'air ..."
il aurait dit

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MEMOIRE LOURDE
 
 
La pluie a nettoyé l’impact de la nuit
 
   Un  matin « fin de guerre »
 
A délavé,dèja, le champ de la bataille,
 
Blanc de Chine et lavis
 
Ma raison dans la faille.
 
Un insolite silence
 
S’appose avec l’air franc
 
Fraîches volutes,
 
Gris de Payne
 
Air de paix.
 
  
Les moineaux babillent haut
 
 C’est une joie obscure,
 
Jusqu' au cri des corbeaux
 
(Qu’avions-nous dit, déjà ?)
 
 
Ah ! Terre mon innocente
 
Tourmente
 
Terre mouillée
 
Terre sculptée d’émotion
 
D’épouvante.
 
A terre mon innocence,
 
 
Refoulés par l’ondée salvatrice
 
Éboulis de tristesse
 
Lourdes odeurs
 
Métalliques amas de trésors calcinés
 
Extatiques caresses, par l’aurore attendrie
 
Par l’aurore délivrées.
 
(Je n’avais que dit non)
 
  
Les dagues de l’amour me transpercent le cœur
 
Et ça me fait si mal que tout avril en pleure
 
(J’avais dit tu n’as pas et j’avais dit je veux)
 
Et se fêle le grand ciel
 
D’une longue traînée
 
De bleu
 
Tel un faisceau de veines déchirées
 
Mitraille d’hématomes
 
Pluie acide de citée
 
Les larmes se refusent
 
Et lacèrent mes tempes
 
Cette nuit mon âme fut piétinée
 
Par la cavale d’une armée
 
 Soldats du petit néant 
 
Violant mes secrets secrets,
 
Ce monologue cruel
 
Ce regard strident 
 
Que tu m’as lancés
 
Hideux bijoux dont tu as cinglé
 
Ma peau sans me toucher
 
  
A pleines mains j’irais  me reconstruire une tanière
 
Et me laisserai choir dans un souvenir oublié par la lumière
 
Le monde, oh tendre ennemi
 
S’essaye à me sourire
et , de guingois

  me hisse un  drapeau blanc
Sale.
 
L’amour qui me paralyse est un tyran
 
Tout ce qui ne le traduit pas est réduit à néant
 
  
 Et puisque tout s’en va vers finir
 
Pourquoi, pour toi souffrir ?
 
 
 O combien je voudrais savoir autant que je sais
 
Négocier l’affront de périls incessants
 
N'avoir plus jamais  soif des cimes
 que je devine
Qui déciment  mes amours,
 en chuchotant
"tout ce qui n'est pas géant
n'est pas digne".
O désir éthéré d’amours aériennes!
 Tu me vides le cœur quand j’ai les mains pleines !
  Je voudrais tant
 être vraiment  terrienne !
Et,

Autant que j'éprouve  déception et peine
savoir aimer aussi longtemps
 que j'ai su porter les chaînes
d'une liberté vaine
 
  Apprendre la joie
 
celle des  enfants.
 
 
  avril--pour-copie.jpg
 
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M
Je ne sais pas si j'ai "raison ou tort" je te donne juste mon intime avis. C'est torturé... moije lis souvent à voix haute pour me donner une autre perspective...ça change du coup beaucoup le regard sur les mots et ce que tu voudrais dire...Et faire long c'est  pas toujours super pour les images douloureuses et torturées.... vaut mieux les mettre sur une lame, et couper plus court... pour les rendre plus intense... Mais c'est encore mon avis :)Mél
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V
t'as raison mel, c'est vachement sec à voix haute et je l'aurais voulu "glissant " , toutes façons tous tes coms sont justes ! sur "l'air du temps" c'est si vrai qu'en fait ce n'est pas encore fini ! merci en tts cas de t'étre donné la peine de ton avis si pertinant , c'est à sa  critique que l'on reconnait le poéte , baudelaire disait qu'un vrai poéte  devait être aussi  le critique
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M
alors une première lecture qui me laisse l'impression d'un kaléidoscope un peu sombre, une suite d'image comme une mosaique froide et sévère....J'aime cet enchainement d'images mais en même temps je pense que tu compliques la forme pour faire ressortir la torture qui te tiens... C'est un choix mais cela donne un rendu plutôt spécial... Essaie de le lire à haute voix pour te rendre compte... cela change aussi les perspectives... dans le ryhtme...Biz à toiMél
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V
Il n'y a pas d'amour sans pardon et pas de pardon sans sentiment de trahison!<br /> Pardon!
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V
s'péce de traitre va !
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