Autour du motif
et (Dans le vif)
mon image de femme
humaine
Me toise dans la glace
Mon regard comme une Dague
me réfléchit, me menace
La beauté est devenue un dommage
Dont les intérêts
Se dispersent dés que le temps
Dépêche ses créanciers
Plus cruels qu’un banquier de chair et de sang
Ils s’octroient un crédit sur tout mon avenir
Et de ma détresse faisant leurs élixirs
Ils dénaturent à coups de sceaux de cire
L’empreinte du fer rouge
Fard des grands solitaires
L’amour
Qui me ferme les paupières .
Et Le temps est un criminel
Qui ne sait rien de ses victimes .
Là
J’ai en soi cette soif qui ne s’éteint pas
Rien je ne sais rien de l’état de satiété !
Ébriété ma belle ébruitée
Au bras d’un condamné
Tu parades
Sous ta peau de satin d’opale
Douce et tiède, petit animal
Tu t’exhibes et jettes à l’étal
Tes bris de rêves
Tes éclats de joie
Avec un occulte panache
Qui fait que se soulève
Mon cœur
Et c’est émoi…
L’amour comme une fleur de sang
Abandonnée à la caresse d’un innocent
Ici
L’oxygène se raréfie
Comme en l’Himalaya de l’Asie
Mon désir est périlleux
Glisser sans faire de bruit
Misanthropie, égocentrie tornade !
Paranoïa et toute la panoplie, baissent la garde !
J’aurais donné mon âme ici pour partager un terrain commun
Si tu savais ça tu sourirais Et aussitôt finirait cette lutte
Toujours autour du sujet, déjà trop à vif,
Le motif de cacher ce que je tiens pour de vrai
Si c’est encore « je » que j’emploie
Alors
Il n’y a personne ici, voila ce que ça signifiera
C’est moi seule le cœur chargé d’Histoires
Et je ne sais rien de l’histoire.
Mon ignorance, un 5ème sens, un goût certain pour naviguer hors territoires
Mon ignorance, les lourdes traces de chacune de mes premières fois
Mon errance, les matins de plaisance, les ocres de peau et ces rêves milles fois
Mille fois Portés, déchirés, oubliés, reconquis, et débarqués jusqu’à toi.
Seule
Je sais bien que personne n’ouvre réellement la route où croisent les chevaliers du hasard
Fille des nuits sans lendemains,
Enfant de chaque jour l’incertain,
Chercheuse en résonance,
Que faites-vous dans la vie ?
Nulle part je n’ai vu fleurir les fruits de l’ultime conscience
Aussi dans le labyrinthe du langage
Dans le vif des jours ou le danger a le visage du quotidien
Je ne voudrais pas crever sans avoir en poche
Le plus bruyant des sons de cloche
de l'amour plein le coeur
FIN
Les mots
Les mots que j'écris
que je lache
Sautillent de pages en flashs
Qualificatifs
En bouquets
Pensées re cueillies dans le vase
Et qu’il n’en reste qu’une
A en faire mille unes
Et s’il n’en restait qu’une
Elle finirait dans l’urne
De nos velléités.
S’élève un champ de signes
Dont tu moques terrien.
L’orgueil est de sortie
Gardien de mes répits
Gardien du labyrinthe où se cache mon esquif
C’est des grains de folie montés en superlatifs, des lancer de couteaux sous de la mousseline,
Dans le jeu du plus fort et de « la juste phrase et
Du plus beau ? »
En moi que circulent toutes ces peines perdues,
Ou n’est-ce qu’un listing de mes idéaux à nu ?
Trébuchant sur les mots
Comme si ma vie en dépendait
Je creuse un sillon pour terres ignorées
Les bras chargés d’images à fond de cœur toutes âmes confondues
Mots de trop, qui changent de peau
De mains en mains changent de livres, d’histoires, de pages
En pages, volages dans l’air du temps, d’autres, d’autres mages
Ces mots que j’écris changent de forme
De mise, glissent entre les phrases
Glissent dans les ramages
D’autres naufrageurs guettant les rivages
Rien ni personne
N'éclaire cette opacité
Où je reste drapée
Sous des brassées de mots
Qui ne font pas la lumière
Sur ce que je veux taire.
Veau d’or à l'étalage
mots volatiles et futiles
Ces étoffes que je tisse
Pour les déchirer à petits coups de canifs
Toujours plus acérés si possible, plus vifs
Comme si je pouvais défaire et reconstruire derrière
Tant de profondes entailles qui se relèvent
Bourdonnent entre les lignes
Me Refusant la rime me refusant le repos que l’on aligne
Ce fin mot m’affame, il me le faut
Du sais-je devenir secrétaire, fil et funambule
**--FIN 1ere partie--**
(Il apparaît des multitudes blindées d’indifférence
Sculptées d’intolérance
Tissus de faisceaux de mensonges
En conection directe avec l’air étouffé du siècle .)
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