DANS MON PAYS , ON NE CROIT PAS A LA BONNE FOI DU VAINQUEUR/ RENE CHAR
lettre ouverte
à Bertrand Cantat
parce que jamais je ne pourrai laisser se diluer derriére moi les séismes de mon être face à
la foudre de lucidité toxique qui frappe vos textes :détournements et bris de conneries ,des portes grandes ouvertes et des ponts lancés au vent de nos
imaginaires . Voila que part la voie de mon âme ,je me retrouve mélée à la foule de trafiquants "d'infos" , dont trés souvent , tout le monde aurait voulu nerien savoir . J'en suis
désolée , mais pas du tout honteuse , je suis tout à fait préte à assumer le fait d'être ici , à exhiber la plaie, la mienne, ou ce sont plantées les fléches de vos
chansons si peu indolores, et je m'attends au pire : personne n'aime voir un bléssé sur l'horizon d'une guerre finie , même lasse .
je ne peux me taire ,
par
nécessité , celle dans laquelle je me trouve à reconnaitre les mouvements migratoires des enfants des cieux de mon temps .
devrions nous faire sauter "les barricades mystérieuses" chantées par Olivier Larronde , est-ce bien utile de briser des murs quand à
leur place viennent fleurir des regrets et que la lacheté de l'homme s'écrase aux pieds des piliers et des labyrinthes qu'il érige pour masquer l'immenssité du champ des possibles ... las! je ne
vais pas continuer puisque personne ne me répondrait .
l'admiration et le désarroi voila ce que m'inspirent vos chansons .
L'EUROPE dans l'album ces visages des figures
tostaky
Nous survolons des villes
Autoroutes en friche
Diagonales perdues
Et des droites au hasard
Des femmes sans visage
À l'atterissage
Soyons désinvoltes
N'ayons l'air de rien
Para la queja mexica
Este sueno de america
Celebremos la aluna
De siempre, ahorita
Et les branleurs trainent
Dans la rue
Et ils envoient ca aux étoiles
Perdues
Encore combien à attendre
Combien à attendre
Combien à attendre
Encore combien à attendre
Encore combien à attendre
Tostaky
Le fond du continent
L'or du nouveau monde
Pyramides jetables
Hommes d'affaires impeccables
Quand la pluie de sagesse
Pourrit sur les trottoirs
Notre mère la terre
Étonne moi
Para la queja mexica
Este sueno de america
Celebremos la aluna
De siempre, ahorita
Pendre les fantomes
Cortez
Et pourrir à l'ombre
Cortez
De l'Amérique vendue
À des girophares crus
Pour des nouveaux faisceaux
Pour des nouveaux soleils
Pour des nouveaux rayons
Pour des nouveaux soleils
Aqui para nosotros
Aqui para nosotros
Aqui para nosotros
Aqui para nosotros etc.
Tostaky
Bien recu
Tous les messages
Ils disent qu'ils ont compris
Qu'il n'y a plus le choix
Que l'esprit qui souffle
Guidera leurs pas
Qu'arrivent les derniers temps ou
Nous pourrons parler
Alors soyons désinvoltes
N'ayons l'air de rien
Soyons désinvoltes
N'ayons l'air de rien
Soyons désinvoltes
N'ayons l'air de rien
Soyons désinvoltes
N'ayons l'air de rien
********
L'étoile a pleuré rose au cœur de tes
oreilles,
L'infini roulé
blanc de ta nuque à tes reins
La mer a perlé
rousse à tes mammes vermeilles
Et l'Homme
saigné noir à ton flanc souverain.
Arthur
Rimbaud
|
pour des larmes d'ange (Confessions plus très secrètes)
"son style 1 et 2" écouter!
la discorde
« Non ! Dis-lui qu’il n’arrache pas les rayons du
soleil !
S’il te plait, tu le sais bien toi que baiser la nymphe et déballer les antiques grimoires c’est
interdit par la loi des cieux »
Ce que je vais écrire, je déteste le dire. C’est avec grand bonheur que j’aurais tout oublié, il
faut croire qu’il est des affaires qu’ont efface pas si aisément, qu’est-ce qui a mis la lecture des paroles de TOSTAKY sur mon chemin ?allez savoir…Cependant, ce texte vient concrétiser
ce que jusqu’à ces jours je tenais pour du délire, à savoir l’abstraite et pourtant douloureuse, sensation qu’avec les textes de son dernier album , noir désir avait scellé son destin et
brisé cet accord secret , validé par les muses ,les enfants des cieux et accepté tacitement par les poètes de baudelaire à houellebecq , passant par aragon.
Quel est-il cet accord ?il serait mal venu que je me mette à lister certaines lois
ancestrales et divines, je crois que chacun les porte en lui pour peu qu’il s'y interresse, par contre, vous verrez très bien comment on peut les détruire, avec quels mots, de poète de
l’obscur on devient obscur trafiquant des blessures de l’âme.
Bertrand, vous écriviez « et les branleurs de rue envoient ça aux étoiles perdues» ou encore « après les erreurs de jeunesse on arrache plus les ailes des libellules d’or « qu’importe le contexte !!
Qu’importe ou vous le jettiez le poids de votre mauvaise conscience ( ah les américains comme c’est commode ,et qu’ils ont le dos large !) , c’est là,je lis et incrédule je
relis « pour des nouveaux faisceaux, pour des nouveaux soleils(…) « quand les pluies de sagesse pourrissent sur les trottoirs ,notre mère la terre, étonnez moi » , non de
dieu! ce qu'il faut d'amour pour écrire ça! de fait ce que je suis entrain de dire, est d'autant plus paradoxal et surtout ,bien plus fort que mon simple vouloir, c’est un fait inecluctable qui
vint cogner à mon cœur il y a des années , il me semble que ce fut une manifestation du cri des étoiles !
Le ricanement monstrueux d’un ange blessé ! fascinant ce à quoi vous étiez parvenu ! album après album, tournée après tournée, puisant la
substance de nous émouvoir, à même vos plaies et qu’elles nous soient communes ! ce fut magnifique !"
Plus abstraite est la vérité que tu veux enseigner, plus tu dois en sa faveur séduire les
sens." Nietzsche
Voici une leçon que vous avez appliquée au pied de la lettre. bravo
maestro.
tout simplement il y a certaines choses que vous n’auriez pas du chanter, ce que moi je
nomme
« politesse spirituelle ou désapprouvé par les etoiles
"
l’ ange qui m’insuffla cette conviction cognait dans mes tympans, déchiré par les ronces illusoires des
tortures humaines que si longtemps vous brandissiez comme ultime , unique, possibilité de l'existence . Ah! mon ange:son visage infesté de larmes ,des sanglots saccadés de fou rires
de l'ange émerge une force sans pareil écartelant mon cerveau , entre l'admiration et le dégoût , un sentiment de fraternité et une impression de grande trahison ,et me contraint à
écrire, écrire que, vous deviez arrêter ,Tout de suite, la scène et l’écriture publique sous peine d'encourrir la colére divine !
oh! riez ! tant que vous voudrez , tous autant que vous êtes ,
d'aveugles et d'insensibles , non il ne s'agit pas simplement de bonne musique .
et puis il arriva ce malheur que l’on sait , et j'eus la sensation qu'i était écrit dans ce cahier sous la dictée de cette étrange d'une puissance impérieuse , je n eu
de cesse d’en arracher des pages , de le cacher, de le détruire , mais ma mémoire n’est pas intacte et quelques pages ont survécu et le brulant souvenir d'un ange écartelé , hurle en moi
.Ce qui reste de plus inoubliable , c’est cette voix qui tonnait en moi, empreinte de colère et de révolte « il n’aurait jamais du écrire çà ! il ne peut pas
arracher les rayons du soleil, encore moins pour les vendre « et moi d’écrire sans tout comprendre ( dans quelle phrase? quelle chanson ? était-il question d’arracher
les rayons du soleils ??) pas grave , obligée d’écrire , je verrais tout çà plus tard ...
imaginez ma stupeur quand j’ai lu TOSTAKY ! un fardeau , dont je me croyais allégée est retombé d’un coup sur mes épaules
, non et non, il était impossible, que je me taise cette fois .
vous sembliez,Bertrand, prendre un tel, malin, plaisir à nous emprisonner avec les mêmes chaînes que nos
âmes « écorchées » secouent jusqu'à briser . Et vos magnifiques textes , joués et chantés avec tant de "rage", me blessèrent comme autant d'égoistes camouflets à la
face des véritables écorchés , ceux dont la détresse est aussi profonde qu'une blessure par balle , et pour qui l'ennui existentiel n'est qu'une variation douce amére des fameux "mind
games" chantés par lennon .
et puis, dire , sur des scènes ou des millions d'atomes humains sont mêlés dans une même traque à l'étoile, à l'ivresse de l'instant ,à la souffrance dépecée, c'est mettre en marche, des
mécanismes qui nous dépassent et parviennent , tant la conviction est forte, à toucher l'intouchable ,(et faire pleurer les anges).
pouquoi disséquer la chair d'étoile
"des visages des figures"... et tellement de
chagrin !
Les champs de la poésie envahis par le feu existentiel, et tout çà dans le
chant, dans les temps, à chaque riff de guitare un coup de gong en ma mémoire collective , l'ancestral, c'eut été fabuleux comme une forme d'unisson avec l'essentiel de l'homme , mais ce
fut beaucoup trop douloureux : il vous manqua , bertrand, de croire en l'amour
un implacable génie des stratégies de la
déstructuration et du renoncement à l’honneur tel que "vulgarisé" et ce mépris de l'amour ...
vous deviez vous douter que votre entreprise de démembrement de la joie humaine
finirait par avoir raison de vous, c’est sans doute pourquoi tout fut pour vous question de vie ou de mort .
Votre fureur ,votre mépris ,
votre magie , cette douleur que le public vous réclamait, vous acclamait,
vous l’avez bue
s'il vous plait
O ne venez plus verset
cette cigüe
contenue
dans vos chants d'électrocuté
par pitié mon ami !
entendre une nouvelle chanson de vous
aprés avoir attendu de nous qu'on devienne transparents
vous avez dit : ( aucune manisfestation de haine ou de sympathie n'est souhaitée par le chanteur lors de son transfert )
etc...et tant de mépris
est-ce la nourriture ultime ?
que vous ayiez à nous servir ?
non je n'en veux pas de magie
pas à ce prix
L'amour le plus exclusif pour une personne est toujours l'amour d'autre chose. Marcel
Proust
"la vérité supréme de la vie est dans
l'art " proust
«Le bonheur est salutaire pour le corps, mais c'est le
chagrin qui développe les forces de l'esprit.»Proust
IL EST EVIDENT QUE PROUST N'EUT PAS CONNAISSANCE DE LA SAGESSE BOUDHISTE !
est-il possible d'être heureux dans le chagrin? non
à travers lui , c'est certain
PHOTOS EXTRAITES DE L'ALBUM "DES VISAGES DES FIGURES"
|
La gloire met souvent un honnête homme aux mêmes épreuves que la
fortune ; c'est-à-dire que l’une et l’autre l’obligent, avant de le laisser parvenir jusqu’à elles, à faire et à souffrir des choses indignes de son caractère. L’homme intrépidement
vertueux les repousse alors également l’une et l’autre, et s’enveloppe ou dans l’obscurité ou dans l’infortune, et quelquefois dans l’une et dans
l’autre. Chamfort , maximes, pensées,
caractères
|
Derniers Commentaires