One more time, volé au
temps,
C'est comme un miracle, une force en
ma faiblesse
Joie improbable et rare
Toi, jamais, tu me
blesses
Vitale est
l'importance
A lancer dans les mots
Le poids de ma
souffrance
L'écrire c'est donner sa
dédite.
A traquer par le verbe, l'image, le sens, ma
vie est condamnée
Un chagrin
En sautant sur l'écran, c'est
face
À face/ que de là j'en éteint la
menace
Où la pointe d'un stylo me l'épingle
Feutrine, plexiglas papillons.
Arabesques, accidents de fenêtres
Contorsions,
Céleste gymnastique :
action
Enfermer la souffrance :
vitriolée,
en la vitrine
d'une toile ou d'un bout de
papier
Délivrance :
création
Quel délice
Observer l'émotion tel l'horloger:
l'horloge !
Quand par jeu, mes enjeux se décryptent
En lettres capitales
Ma peine se plante
Magistrale, dans la lettre
infinie
Alors là je l'écris
Et si je meurs je vis
dés que les mots se
plaisent
A s'balancer
ici.
Diffusant hors de moi, le somptueux
parfum
De poisons macérés
à l'eau de toutes mes sources
La majeur des vertiges
de ma bio chimie
Désosser la gueule du
malheur
l'enfermer , mot pour mot dans une
phrase
sybilline ; jeter l'encre morose en
ésotérie
Dans l'octobre d'une plume,
tout jeter à la une
Me tenir à l'écart, sifflotant la
musique
Chorégraphie pour la danse
figée du paradis
Du paradis
perdu
Légèreté, mon
amie
Garde moi dans l'étoffe de
toi
Eloigne moi
D'hyperconcience et ses grands
froids
Puisque je trempe dans l'encre marine :
Que je rêve outremer, carmin
d'alizerine
Puisque l'ailleurs est la seule
candeur
Où je puisse redevenir
stupide
Puisque le langage des mots et des
images
Est le seul lieu où je naufrage sans plus craindre
vide
J'y élèverai des forêts vertiges et creuserai des
tanières
Où les leurres d'autrui n'auront pas de
frontière
(Et si son regard me quitte
J'en ferai des tourments
amoureux
Des torrents de rimes ou perdre ses
yeux
et que La solitude c'est bien pire à
deux)
L'anamour
Ne tient qu'en quelques
lignes
Hymne inexorable,
abîme
Où se dessèche mon
humanité
Je me noierai dans mon trouble ,un jour
Étouffée d'images, lacérée par le sens des
mots,
Dire, dire tout en cavalcade
Dédite de
souffrance
Traquer l'entité phare
l'enlettrer la
tenir
L'effeuillage :
Méthodique,
Dérouter tous les mots
Et dérouter l'ego
Et l'eau sombre des encres, la fluidité des
huiles
Peindront ce nouveau
monde
S'Approchant les songes de mon âme
vagabonde
, Il, fut ma déception
Et Ma cible avouée
avec son insolence
Il me mine cette
combine
Dédiée à
l'insouciance.
Légèreté mon amie
Reste encore cette
nuit
Alignons tout comme
si
Tout cela n'était rien
grimaçons les
grincements
Des rouages du destin
Dérobade, je te
tiens !
le dessin n'a rien à voir avec le poème
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