INDELEBILE

Publié le par valérie

Tout ce que je voulais c'est rester dans ta trace
Comme on cherche à rester ou tombe le soleil

rester
Rester;dans le tissu de toi, traqueur de toutes les failles de toutes les issues
Dont je sais que je te trouverai toujours  assis devant la portes des nues .

cherchant la vérité  à des millénaires de la banalité

à tordre le coup  de l'illusion grossiére


à faire fleurir quelques désert

à dépeupler les certitudes premiéres

 

Mille fois, goujat, T'as piétiné l'enjeu, arrogant malicieux , et fait monter l'enchére
Tant de fois, j'ai aimé d'autres, cher, et jeté ma colère à ton « je » impassible
Lâché l'encre du trouble pour te voir moins paisible
Insinué l'anamour pour qu'enfin tu supplies ! Toi, si altier toujours !

J'ai voulu que ton âme lésine à entendre tout c' qui ne parle pas de notre ère
Paradoxe par lequel toutes ces choses qui tenteraient à t'éloigner de moi
raméne ta criniére  entre mes doigts

Tout ce que je voulais que tu veuilles de moi
S'infinit çà et là
C'est inscrit dans les réseaux des feuillages nerveux
Dans les ruines, sous les cieux,
Dans les bouges, les hauts lieux, les ruelles aux ombres criminelles.
Les arbres enflammés d'octobre, et l'été qui nous mord la peau .
Dans le froid des aurores et les cernes qu'elle laisse sous nos yeux.

Et, quand rien ne voile cet azur dans les tiens, défiant tous les profonds ,
Quand, vrai, tu me regardes d'intense feu de marine, s'offre à moi le plongeon
Surtout ne t'étonnes pas, mon air loin soudain  rêveur
M'arrive de ton regard sage et bravache, tel crépuscule d'enfance,

qui m'envoie t'voir ailleurs
Et j'aime à lézarder au fond de tes prunelles
Que j'y boive la tasse ou que je t'y explore à la brasse
 J'ai goûté l'émotion absolue
Celle qui est d'ocre et bleue, vivante soie de passion
Qui nous sied tellement
Dans ce monde invisible ou je suis invincible.


Toi, dont la présence fut  le révélateur de ma plus noble essence
Toi qui mis mes maux à mal, vois : je doute de mes doutes, et sur le fil du temps, même en dégringolant je dessine mon  atoll,
Voir mes plaies à terre, ça m'a remise debout.


Toi qui m'a tendu la main quand je n'avais plus ni maison ni raison
Toi qui sut m'offrir cet espace clair ou l'on apprend l'envol
Toi qui as donné une terre sacrée à mes racines folles
Et de ma tourmente fait nos fous rires et mon éveil

Toi, sans autre façon que l'amour, tu as posé tes mains là ou je n'avais que mal, et désir par-delà
Mon sourire, le vrai, il est né dans tes bras
Je me souviens de toi .
Je me souviens des accords sismiques
De notre amour anatomique
Indélébile ta trace
De toi je garde la marque .
Tu étais là, et nous avons partagé tant de joie
Je m'en souviens
Comme je me souviens d'une saison
Un été indien que j'aurais du kidnapper
Dont j'aurais du craindre la fin
De tes lèvres vermeilles sur ton sourire jamais éteint
Le renflement de tes épaules ambrées, je m'en souviens
Comme si c'était demain,
Comme d'un lointain voyage.
adieu

je t'aime .

 

 

  1998


 

 

 

pour chris

  .

 

Publié dans MES FLEURS DU MAL ...

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Mireille 06/02/2009 18:33

Le texte est très émouvant.Bonne soirée.

valérie 08/12/2008 20:08

ben tu danses avec le loup ou tu basic instinct??

basic-instinct 07/12/2008 11:32

twa j'teparleplust'es trop vilainej'suis trés fâché

valérie 06/12/2008 20:23

adorable véro ! merci justement j'"y" suis occupée ...

revelise 06/12/2008 19:56

Passe un doux wk ma petite val, bisous