"Ces théorèmes sévères ne sont pas intéressants par eux-mêmes; c'est que par eux-mêmes ils ne sont pas; il faut les
faire et les soutenir. Mais cette lumière, alors, qu'ils montrent, est plus belle que l'aurore; c'est l'aurore de l'esprit."
Emile-Auguste Chartier, dit Alain
huile

Eos, déesse de l'Aurore, est la fille du Titan Hypérion et de la Titanide Théia, ainsi que la soeur d'Hélios (le
Soleil) et de Séléné (la Lune).
Eos épousera le Titan Astreos (étoilé) avec qui elle engendrera les vents, les étoiles et Eosphoros, l'étoile du matin. Le char d'Eos, qu'Homère appellera la déesse matinale, aux doigts de rose, ou à la robe safranée, sera tiré par les deux chevaux Phaeton (brillant) et Lampos (éclatant).
Ses amours avec de nombreux beaux mortels finiront
souvent mal en raison d'Aphrodite qui lui reprochait d'avoir été la maîtresse d'Arès. Eos épousera l'un de ces mortels,
Tithonos.
Elle suppliera Zeus de lui accorder l'immortalité mais
oubliera de demander la jeunesse éternelle. Tithonos restera auprès d'elle, vieillissant
jusqu'à devenir aussi desséché qu'une cigale. Le couple donnera naissance à Memnon et Emathion, rois d'Ethiopie et d'Arabie.
Eos enlèvera
Céphale au petit jour, lors d'une chasse, et provoquera sa tristesse d'avoir perdu sa femme,
Procris. Elle lui donnera un
fils,
Phaeton,
et suscitera en lui sa haine pour Procris.
Céphale tuera sa femme. Eos deviendra la maîtresse du chasseur Géant Orion. Elle l'emmènera à
Délos, qui abritait le temple consacré à la déesse vierge, Artémis. Cette dernière, offensée, provoquera la mort d'Orion.
dessin d'aprés véronése "l'amour sacré"
« L'aurore aux doigts de rose »,
C'était mon tout premier poème
A l'aube de mon adolescence...
Ces mots ont été imprimés
Dans le journal de mon lycée ;
Les feuilles se sont envolées,
Je ne les ai pas retrouvées.
« L'aurore aux doigts de rose
Voit le soleil levant
Je pense à toutes choses
J'entends le coq chantant »...
Mais la suite est perdue,
Sortie de ma mémoire,
J'aimerais tant la retrouver !
« L'aurore aux doigts de rose »...
Peut-être que dans un tiroir
Ou au fond de votre grenier
Vous en détenez la mémoire...
La poétesse voudrait tant
Que vous lui fassiez ce présent
Des mots qu'elle veut retrouver !
© Clementia
28 octobre 2005
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